GPT-4o coupé le 14 janvier : OpenAI et Azure n’ont pas le même calendrier

OpenAI arrête GPT-4o et GPT-4.1 dans son API le 14 janvier 2027, Microsoft Foundry attend avril. Pourquoi la date de fin de vie dépend de la plateforme.

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Une prise électrique débranchée au bout d’un câble, à côté de trois calendriers muraux affichant des dates différentes

Le 14 janvier 2027, OpenAI coupera GPT-4o et GPT-4.1 dans son API. Sur Azure, les mêmes modèles resteront disponibles trois mois de plus. Une question simple en découle : la date de fin de vie d’un modèle d’IA dépend-elle de la porte par laquelle on y entre ?

Trois mois d’écart pour les mêmes modèles

Le 14 octobre 2026, OpenAI a fixé au 14 janvier 2027 l’arrêt de GPT-4o, GPT-4o mini, GPT-4.1 et GPT-4.1 mini dans son API, rapporte ActuIA. Sont visées les versions d’août et de novembre 2024 de GPT-4o. La version de mai 2024 est, elle, coupée depuis le 23 octobre.

Sur Microsoft Foundry, la plateforme d’Azure, le calendrier de retrait garde ces mêmes versions jusqu’au 14 avril 2027. Trois mois de marge de plus pour les clients de Microsoft.

ActuIA a croisé le 28 octobre les pages de dépréciation d’OpenAI, d’Anthropic, de Microsoft Foundry et d’Amazon Bedrock. Pour un même modèle, l’écart relevé va de 22 jours à 173 jours, soit près de six mois.

Un détail mérite l’attention : la page de Microsoft porte la mention « mise à jour le 23 septembre », antérieure à l’annonce d’OpenAI du 14 octobre. Le média ne dit pas si Microsoft révisera sa date. C’est une question ouverte, et elle compte pour qui planifie une migration.

Le décalage joue dans les deux sens

Il serait tentant de croire qu’Azure laisse toujours plus de temps. Ce n’est pas le cas. Pour o3, c’est l’inverse : Foundry le retire le 19 novembre, 22 jours avant OpenAI, d’après ActuIA.

Une entreprise qui ne suit que la page de l’éditeur peut donc se tromper de date dans les deux sens. Elle peut ignorer trois mois de marge sur GPT-4o. Elle peut aussi perdre o3 trois semaines plus tôt que prévu.

Le 19 novembre, Foundry arrête aussi o1, o1-pro, o3-pro, o3-deep-research, o3-mini et o4-mini. Les remplaçants indiqués sont gpt-5.6-sol et gpt-5.6-terra. D’autres retraits suivent sur la même plateforme :

  • le 15 novembre, codex-mini et Claude Haiku 4.5, sans remplaçant indiqué ;
  • le 24 novembre, Claude Opus 4.5 ;
  • le 30 novembre, Claude Sonnet 4.5, que l’API d’Anthropic donne aussi comme date de retrait « tentative ».

Le 30 novembre, OpenAI ferme en outre Agent Builder, la plateforme Evals et l’API v1/prompts, qui stocke les prompts réutilisables. Les évaluations existantes passent en lecture seule dès le 31 octobre. OpenAI renvoie vers son Agents SDK ou les agents d’espace de travail de ChatGPT, et vers Promptfoo pour les évaluations.

Que se passe-t-il le jour du retrait ?

Le jour J ne se déroule pas de la même façon partout, selon les pages lues par ActuIA.

  • Anthropic : les requêtes vers un modèle retiré échouent.
  • OpenAI : la page indique que l’accès aux modèles du 23 octobre « a été coupé », sans décrire la forme de l’échec. Une capacité dédiée pour un accès prolongé peut être proposée en contactant les équipes commerciales ; la page n’en donne ni les conditions ni le prix.
  • Microsoft Foundry : toute requête renvoie une erreur 410 après le retrait. Les dates « ne sont pas prolongeables », précise la page.

Foundry a aussi un comportement moins visible : il change parfois le modèle sans demander. Les déploiements Standard, Global Standard et Data Zone Standard sont mis à niveau automatiquement lors d’un retrait, région par région. La mise à niveau peut viser une version pas encore disponible séparément dans la région. La page ne désigne pas de remplaçant pour plusieurs modèles de la liste, dont Claude Haiku 4.5, codex-mini et GPT-4.1.

Les déploiements à capacité réservée (Provisioned) ne sont pas mis à niveau. Leurs clients migrent eux-mêmes, « en place » en 20 à 30 minutes sans interruption selon la FAQ de Microsoft, ou côte à côte. Une équipe qui a choisi l’option NoAutoUpgrade voit son déploiement s’arrêter le jour du retrait.

Amazon Bedrock prolonge l’accès, mais à un prix qui peut monter. Un modèle passe d’abord en statut Legacy, puis en accès étendu public jusqu’à sa fin de vie. AWS prévient qu’il faut s’attendre à un tarif plus élevé, fixé par le fournisseur du modèle. Aucun nouveau client ne peut utiliser un modèle Legacy, et un client existant peut perdre l’accès après 15 jours d’inactivité.

Ces différences touchent aussi les modèles affinés, c’est-à-dire adaptés à des données propres. Chez OpenAI, une version affinée s’arrête avec son modèle de base. Sur Azure, les déploiements affinés de GPT-4o et de GPT-4.1 restent servis jusqu’au 1er ou au 14 octobre 2027, soit neuf mois après la date d’OpenAI pour GPT-4.1. OpenAI cessera par ailleurs d’accepter de nouveaux affinages de ses clients existants le 6 janvier 2027.

Quand les règles affichées ne collent pas aux dates

ActuIA relève aussi des écarts entre les règles que les plateformes affichent et les dates qu’elles publient.

Anthropic promet au moins 60 jours de préavis aux clients ayant des déploiements actifs. Or Foundry retire Claude Haiku 4.5 le 15 novembre. Au 28 octobre, Anthropic présente ce modèle comme actif, avec un retrait « pas avant » le 15 octobre, et n’a pas annoncé sa dépréciation. Les dates de Foundry respectent ces planchers. Mais, à 18 jours de l’échéance, aucun préavis de 60 jours n’est visible sur la page d’Anthropic.

Bedrock écrit qu’un modèle reste « au moins six mois » en statut Legacy avant sa fin de vie. Dans les régions concernées par le retrait du 13 novembre, la même page fait entrer les Claude 3, 3.5 et 3.7 en Legacy les 10, 13 ou 15 octobre 2026. Cela leur laisse 34 jours au plus.

Enfin, un changement peut ne rien casser en apparence. À partir du 2 novembre, xAI sert les requêtes adressées à grok-imagine-image-quality avec un autre modèle, grok-imagine-image-2.0, réglé en qualité basse, selon son guide de migration. L’identifiant continue de répondre et le code n’a pas à changer, écrit xAI. Chaque image coûte 0,01 dollar de moins. Le champ model de la réponse indique le modèle qui a réellement servi la requête.

Ce qu’une PME ou un indépendant peut vérifier

Ces constats ne disent pas que les plateformes agissent de mauvaise foi. Ils montrent qu’une date de fin de vie n’est pas une propriété du modèle : elle dépend du fournisseur, de la région et du type de déploiement. Voici quelques questions à se poser, à partir de ce que décrit ActuIA :

  • Quel modèle précis fait tourner l’outil ? Un nom commercial couvre parfois plusieurs versions aux dates différentes.
  • Par quelle plateforme et dans quelle région passe-t-on : API d’OpenAI, Azure, Bedrock, un intégrateur ?
  • Si l’outil est un produit acheté, son éditeur sait-il dire quel modèle il appelle, et jusqu’à quand ?
  • Le déploiement est-il mis à niveau automatiquement ? Dans ce cas, le modèle peut changer sans que le code bouge. Faut-il comparer les réponses avant et après ?
  • Un modèle affiné est-il en jeu ? Son calendrier diffère selon la plateforme.

Un réflexe concret : consulter le champ model des réponses, quand il existe, pour savoir quel modèle répond réellement.

Reste une inconnue, que le relevé d’ActuIA ne tranche pas : Microsoft maintiendra-t-il son 14 avril pour GPT-4o, alors que sa page est antérieure à l’annonce d’OpenAI ? D’ici là, la date qui compte est celle de la plateforme que vous utilisez, relue à intervalles réguliers.

Sources

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